Le grand nettoyage a commencé…

J’ai la chance d’avoir une éditrice en or. Pour la remercier de tout le travail qu’elle fournit pour ses auteurs, dont je fais partie, j’ai proposé il y a quelque temps de cela de participer au Comité de Lecture des EHJ. Cette équipe de bénévoles a en charge la lecture, la relecture, l’évaluation, et donc la critique (celle-ci pouvant être bonne ou moins bonne) des ouvrages destinés à parution.

Je suis quelqu’un de plutôt cool et en même temps de très exigeant. Surtout lorsqu’il s’agit de lecture. J’ai dévoré des palanquées de romans depuis que j’ai appris Stéphanie Atenque les lettres forment des mots et que ces mêmes mots peuvent créer des phrases et des récits. Aussi, découvrir un véritable auteur est toujours un moment rare et merveilleux.

Stéphanie Aten fait partie du catalogue des EHJ. Je ne connais pas celui-ci par cœur, loin s’en faut. Je vous ai déjà parlé de quelques-uns de mes « collègues », dont j’avais apprécié la prose. Pourtant, je n’hésite pas à affirmer ici que ce petit bout de femme est réellement une valeur exceptionnelle parmi les auteurs de notre maison toulousaine. Stéphanie Aten est ce que l’on appelle une auteure engagée. Elle a des idées très abouties sur notre société, notre devenir, notre fuite en avant. N’étant pas fanatique d’anticipation, je le reconnais, je n’ai pas encore lu son premier ouvrage, La 3ème guerre. Entre nous soit dit, comme je démarre tout juste une semaine de vacances, le livre est en tête de ma PAL. J’ai les Diaboliques de Barbey d’Aurevilly à terminer pour la énième fois et je m’y plonge.

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Maupassant, encore et toujours.

Parce que j’ai une véritable passion pour la littérature du dix-neuvième siècle, j’ai démarré avec le début de l’année une relecture exhaustive des œuvres de Maupassant. Cet auteur est un incomparable sorcier en ce qui concerne des champs essentiels de l’écriture : description fine et précise des paysages et des atmosphères, peinture choisie et acerbe des personnages, construction rigoureuse et originale des récits, lesquels le plus souvent peuvent paraître insignifiants et vieillots, mais qui, par leur fausse simplicité même n’en deviennent que plus mordants et séduisants aux lecteurs que nous sommes.

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Je ne vais pas ici évoquer les nouvelles, dont Maupassant est sans conteste le véritable expert, maîtrisant à la perfection l’art de construire une histoire en quelques pages, sans jamais passer à côté de l’essentiel et en parvenant à nous tenir en haleine malgré la fugacité du propos.

Je viens d’achever Mont-Oriol, œuvre apparemment mineure à côté des fameux Une vie et surtout Bel-Ami.

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Attention, chef-d’oeuvre !

Il y a des livres, découverts et dévorés à l’adolescence, qu’il est toujours bon de reprendre, surtout en ces temps de vacuité littéraire.

Bouh ! vous dites-vous, elle est de mauvais poil !

Que nenni ! Je viens juste de relire « De sang froid », publié en 1966 par l’immense, l’incomparable Truman Capote.truman capote

Vous le savez ou vous ne le savez pas, Capote est cet écrivain américain à la fois génial et frappadingue, qui va prendre le petit déjeuner chez Tiffany avec Audrey Hepburn… Non, ça, c’est le film, Breakfast at Tiffany’s, lequel, quoiqu’en pensent certains, est nettement moins bon que le livre, surtout la fin !

C’est ça qui est pénible au cinéma, cette manie de toujours vouloir une Happy end !!!

Revenons à De sang froid. 4ème de couv.

« Il était midi au cœur du désert de Mojave. Assis sur une valise de paille, Perry jouait de l’harmonica. Dick était debout au bord d’une grande route noire, la Route 66, les yeux fixés sur le vide immaculé comme si l’intensité de son regard pouvait forcer des automobilistes à se montrer. Il en passait très peu, et nul d’entre eux ne s’arrêtait pour les auto-stoppeurs… Ils attendaient un voyageur solitaire dans une voiture convenable et avec de l’argent dans son porte-billets : un étranger à voler, étrangler et abandonner dans le désert. »

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On prend les mêmes…

Parce que Henning Mankell me manque déjà, bien que disparu voilà seulement un peu plus d’un an, lorsque j’ai vu chez ma libraire sarzeautine le livre Les bottes suédoises, je me suis empressée dehenning-mankell vouloir l’acheter. Mais ladite libraire, qui m’en a chanté les louanges, m’a conseillée de lire d’abord Les chaussures italiennes. Ce que j’ai fait ce début de week-end, un peu bloquée dans mon chez-moi par la première tempête de l’automne ! Sur la couverture de celui-ci, « on » me dit clairement qu’il s’agit du chef-d’œuvre de Mankell… Jusqu’au prochain manuscrit découvert par hasard dans un carton ? Coup de communication, marketing envahissant qui prétend me dire ce que je dois penser…M’énerve !

De tout cela, me reste un goût de mitigé, que j’ai envie de partager avec vous. Les livres qui m’enchantent, m’emportent, me transportent même, sont de plus en plus rares, je l’admets. Est-ce une forme de lassitude ? Un trop plein de lectures depuis que je me suis plongée seule comme une grande dans mon premier Oui-Oui ? Je l’ignore. Mais souvent, là où les autres lecteurs tressent des couronnes de laurier, je demeure perplexe. Je remarque que cela vaut aussi pour les films dont on me parle avec enthousiasme et qui m’apparaissent… Bof…

Cela a été le cas pour cet opus de mon ami Henning.

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L’autre « Dany »

À une époque où le temps semble manquer – mais certains diraient, le temps existe-t-il seulement ? – se plonger dans L’Art presque perdu de ne rien faire de Dany Laferrière ressemble à une véritable bouffée d’oxygène.

Tout d’abord, honte sur moi, j’ignorai tout de Dany Laferrière avant qu’il ne soit pressenti pour devenir Immortel, puis élu pour prendre le siège de Hector Biancotti. Je le connaissais de nom, évidemment, mais n’avais jamais lu aucun de ses livres. En allant dans ma petite libraire de la Presqu’île de Rhuys, son livre sur lequel trônait une photo de son visage énergique, au regard aiguisé et bienveillant, a attiré mon attention. Le titre ensuite. Moi qui suis à la base une cossarde quasi professionnelle, même si je me soigne, qui adore les après-midi passés dans la chaise-longue à rêvasser, lire, regarder les oiseaux, les chats, les papillons, dormir… et parce que je me « soigne », me lever tous les quarts d’heure parce que le temps ne coule pas assez vite (je suis une grande malade !), nécessairement, je ne pouvais qu’être ensorcelée par cet Art presque perdu de ne rien faire.

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5ème reco estivale !

Le tome 2 des Affligés, Désolation, nouvelle trilogie des M.I.A, alias Hélène Jacob et Sébastien Cerise, est « enfin » paru. Je pourrais clore d’ores et déjà mon article en écrivant simplement : « Bon, ben c’est pas tout ça, à quand le troisième ? ».

M.I.ASuis-je assez explicite ou souhaitez-vous quelques précisions ? Évidemment ! Je me doutais bien que je n’allais pas m’en tirer aussi facilement !

Alors ! Nous sommes toujours à Dor-Thimlin, République pas vraiment cool puisque les temps dits Sombres se sont abattus sur le territoire. Notamment, certains habitants sont victimes d’un mal qui les transforme en êtres misérables encore plus sauvages que des animaux. Pas joli à voir et je comprends Caradog de chercher à les buter tous… Qui est Caradog ? Lisez le livre, vous découvrirez ce géant fort sympathique quand il ne zigouille pas des dégénérés :-).

Je poursuis ! D’autres citoyens au contraire, sont dotés de pouvoirs surnaturels, regroupés communément sous l’appellation du Don. Pour certains d’entre eux, ils ne le savent même pas ou ne se souviennent pas de sa provenance ni de quelle manière l’utiliser. De plus, celui-ci est en passe de s’étioler, voire de disparaître si personne n’y met bon ordre. Sous la conduite de Naryë, sacrée nana pas nécessairement sympathique, mais passablement obstinée dans sa mission, une poignée d’Observateurs, Guérisseurs, Ensorceleurs, Manipulateurs et Invocateurs se fixent pour objectif de mettre fin à l’Affliction et de remédier à l’anéantissement du Don.

Bref, en un mot comme en sens, ce n’est pas la joie !

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