Critique de « Méfiez-vous des contrefaçons »

Nouvelle lecture, nouvelle critique, nouveau regard 🙂

Merci au blog « Les paroles s’envolent » ! Et cliquez sur l’image !

 

 

 

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Le grand nettoyage a commencé…

J’ai la chance d’avoir une éditrice en or. Pour la remercier de tout le travail qu’elle fournit pour ses auteurs, dont je fais partie, j’ai proposé il y a quelque temps de cela de participer au Comité de Lecture des EHJ. Cette équipe de bénévoles a en charge la lecture, la relecture, l’évaluation, et donc la critique (celle-ci pouvant être bonne ou moins bonne) des ouvrages destinés à parution.

Je suis quelqu’un de plutôt cool et en même temps de très exigeant. Surtout lorsqu’il s’agit de lecture. J’ai dévoré des palanquées de romans depuis que j’ai appris Stéphanie Atenque les lettres forment des mots et que ces mêmes mots peuvent créer des phrases et des récits. Aussi, découvrir un véritable auteur est toujours un moment rare et merveilleux.

Stéphanie Aten fait partie du catalogue des EHJ. Je ne connais pas celui-ci par cœur, loin s’en faut. Je vous ai déjà parlé de quelques-uns de mes « collègues », dont j’avais apprécié la prose. Pourtant, je n’hésite pas à affirmer ici que ce petit bout de femme est réellement une valeur exceptionnelle parmi les auteurs de notre maison toulousaine. Stéphanie Aten est ce que l’on appelle une auteure engagée. Elle a des idées très abouties sur notre société, notre devenir, notre fuite en avant. N’étant pas fanatique d’anticipation, je le reconnais, je n’ai pas encore lu son premier ouvrage, La 3ème guerre. Entre nous soit dit, comme je démarre tout juste une semaine de vacances, le livre est en tête de ma PAL. J’ai les Diaboliques de Barbey d’Aurevilly à terminer pour la énième fois et je m’y plonge.

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Le Bleu Asse

Ah ! Bien sûr, vous pensez que j’ai bu ! Mais de quoi cause-t-elle ? Le seul bleu que l’on connaisse est le « Bleu Klein » ! Mouais, à mon avis, ce brave homme n’a rien inventé du tout et a surtout réalisé un des « coups » les plus audacieux de l’art contemporain, en tirant sa révérence à 34 ans, genre étoile filante.

OK, c’est vrai, je n’y connais rien ! 😀

L’artiste, dont j’ai envie de vous parler aujourd’hui, n’est pas exactement dans la même veine. D’abord, c’est une femme et tout le monde sait que ce n’est pas nécessairement un avantage quand on veut devenir artiste. J’ai déjà travaillé ce sujet dans mon essai sur les compositrices, Comment exister aux côtés d’un génie.

Bleu Asse

Je me suis initiée à la peinture de Geneviève Asse, respectable Bretonne nonagénaire, lorsque j’ai décidé de visiter La Cohue de Vannes. Ce musée des Beaux Arts mérite le détour, essentiellement pour une toile de Delacroix et pour la salle consacrée à cette Morbihannaise, née dans cette même ville en 1923.

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Ne crie jamais Victoire, 3ème et dernier extrait avant sortie officielle !

Bon, l’opus sort demain… Alors pour vous faire patienter, dernier extrait !

port-of-cherbourg

« — Tu m’parles sur un autre ton, d’accord ? C’est fini l’temps où tu me donnais des ordres !

— Je te signale qu’on nous regarde, abruti.

Effectivement, un ouvrier s’approche d’eux, la mine embarrassée de découvrir son patron en fâcheuse posture. D’abord hésitant quant à savoir s’il doit lui apporter son aide ou pas, il décide de prendre l’agresseur par les épaules pour le repousser en arrière. Celui-ci ne lui oppose aucune résistance, comme si toute sa pugnacité l’avait tout à coup abandonné.

— Eh ! Faudrait voir à pas embêter M’sieur Blain !

— Merci Jérôme, mon ami est un peu souffrant, mais il va se calmer.

Lambert semble désemparé. Il fixe le nouveau venu, ouvre la bouche comme le ferait un poisson sorti de son bocal et qui manquerait d’air. Conscient qu’il risque de tenir des propos inappropriés, Pierre Blain prend les choses en main.

— Vous pouvez retourner travailler, Jérôme.

— Vous êtes sûr ?

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Tahar Agnelli, c’est un peu moi

J’ai conscientisé très tôt la solitude inhérente à toute forme de vie humaine. J’ai compris que je ne connaissais rien des autres et qu’eux-mêmes ne pouvaient être dans ma tête, peut-être parce que mon monde intérieur, mon imaginaire était tellement riche et que personne ne le soupçonnait. Rien ne m’agace davantage que celui ou celle qui, sans être un de mes proches, prétend me comprendre parfaitement parce qu’il ou elle croit vivre la même chose.

Primo, les situations sont toujours différentes. Secundo, personne ne peut savoir à ma place ce qui est bon pour moi. Tertio, même Big Brother ne peut découvrir mes pensées intimes.solitude

Dans mon premier roman, je fais dire à mon personnage principal, le commissaire Tahar Agnelli :

« Même en groupe, tu restes seul. Tu es seul à te connaître vraiment. Tu nais seul, tu meurs seul. C’est une illusion de croire qu’on vit tous ensemble. En fait, on existe péniblement les uns à côté des autres. Personne n’est indispensable, sauf peut-être comme miroir narcissique du voisin. »

Ce sont mes mots, ma philosophie et ma réalité que j’ai la faiblesse de considérer comme exacte. J’aurais même pu ajouter qu’entre la naissance et la mort, on se débrouille comme on peut. Pas gai, comme conclusion ? Sans doute, mais à mon sens, absolument intrinsèque de l’être humain qui vit à côté de l’autre et en finit par ne remarquer que ce qu’il accepte de voir.

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Ne crie jamais Victoire, 2ème extrait

Comme je vous sais en transe, dans l’attente de la sortie de mon prochain opus, le 27 février, je vous fais de nouveau un petit cadeau pour vous faire patienter… et saliver… 🙂

« Il va tomber de haut. En parfait nombriliste, il est persuadé qu’elle ne supporterait pas de vivre sans lui, que la solitude l’effraie, qu’elle a besoin de son soutien moral, physique, voire matériel. Les dispute-de-couple-550x309hommes sont vraiment incroyables, pense Marina. Elle finance les frais et les charges grâce à son salaire et effectue la double journée en s’occupant de toutes les tâches ménagères. Ce soir, Jean est rentré plus tôt que d’ordinaire, le visage sombre, comme si le monde entier était ligué contre lui. Mais il n’a pas levé le petit doigt pour l’aider à préparer le repas, qu’ils avaleront comme tous les jours en dix minutes, les regards focalisés sur leurs assiettes pour ne pas avoir à s’expliquer.

Dans son dos, elle l’entend déambuler dans le minuscule deux-pièces qu’ils louent sur le port. Rien que cela ! Comment peut-on s’imaginer une existence harmonieuse dans un espace si réduit ? La seule chambre, c’est Céline qui l’occupe. Eux bivouaquent dans la salle de séjour. Chaque soir, ils déplient le convertible et s’efforcent de rester chacun dans leur moitié du lit. Il a dû renoncer au moindre travail d’approche depuis qu’elle lui a fait comprendre qu’il ne devait plus la toucher, de quelque manière que ce soit. Il doit satisfaire ses besoins sexuels ailleurs. Que lui importe ?

Exaltant ! Vivre à trois dans un quarante-huit mètres carrés : une préadolescente en crise, un conflit ouvert entre le père et la fille, un couple en déliquescence, ledit géniteur absent et égocentrique qui cocufie sa compagne à tour de bras, une mère sous pression, bref, le pied ! Ce soir, Marina ressent une sensation étrange, mélange de soulagement et aussi d’un peu de nostalgie.

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