4ème reco estivale…

Je vous ai parlé des précédents opus de Marie-Pierre Bardou, et plus mpi avril 2014spécifiquement ceux de la série Dia Linn… Vous savez cette famille à la fois bizarre et extraordinaire qui, de l’Irlande dévastée par la famine jusqu’à l’Australie des bagnards et des migrants, l’Amérique des pionniers et des créoles, se déchire, se retrouve, se réconcilie, s’entretue, mêlée toujours à la grande Histoire et aux personnages célèbres qui l’ont faite.

Vous vous demandez sans doute ce que je vais pouvoir vous raconter de plus concernant le tome 7, avant-dernier de la série, et que personnellement j’ai trouvé le meilleur de tous, en attendant le suivant, qui a donc tout intérêt à bien se tenir… 🙂

4ème de couv. :

États-Unis, 1969.

Cathan a 17 ans. Il est l’héritier de la fortune des O’Callaghan, arrachée aux mains des O’Brien par sa mère six ans plus tôt. Il vit son adolescence en plein « flower power », éloigné de Maav à qui il n’a pas pardonné sa trahison, celle de sa relation avec Daemon, « l’homme sombre ». Drogue, sexe et musique sont les seuls credo du jeune homme…

Mais le spectre de Liam O’Brien plane toujours sur les descendants des O’Callaghan : Dillon n’attend qu’une occasion pour entrer en lice. Cette occasion sera, pour Cathan, la fin de l’innocence. Afin de sauver les siens, il devra devenir adulte et se rapprocher de celui qu’il considère comme son ennemi intime, Daemon. Mais il découvrira vite que « le Chat » a lui aussi des secrets… Un bras de fer oppose Dillon O’Brien et Daemon, l’un bénéficiant des appuis de la pègre, l’autre d’alliés surprenants et tout aussi puissants.

Aux côtés de Cathan, ses propres cousins : Tommy, bien sûr, le Cheyenne qui est de toutes les luttes dans cette Amérique en pleine mutation ; mais aussi Bres, ancien soldat de l’I.R.A fuyant le dimanche sanglant de Belfast et la terrifiante prison de Long Kesh.
Les trois cousins reviendront aux racines du mal, à l’endroit où leurs ancêtres, Wyatt et Aïdan, ont donné naissance à la Díoltas : dans les montagnes sacrées, là où la mine d’or de Dearfield alimente la fortune inépuisable des O’Callaghan. Et Cathan découvrira que, pour mettre un terme à la violence, il faut parfois devenir soi-même un assassin…

Je ne reviendrai pas sur les atouts de Marie-Pierre Bardou, ou très succinctement si vous ne savez encore rien d’elle ; je crois avoir déjà tout dit de la flamboyance de son style, de son goût pour les descriptions précises et affûtées des sentiments, des paysages, des situations, de sa capacité à faire jaillir les rebondissements les plus improbables tout en conservant une ligne directrice de son récit rigoureux et logique, et de son habileté à mêler étroitement le fil de sa saga avec les épisodes de la grande Histoire.

Cette fois, Marie-Pierre Bardou s’est davantage penchée sur les sentiments, les émotions, l’évolution des personnages qui n’en deviennent que plus attachants dans leurs fêlures.

Peace and loveMaav est morte pendant un ouragan, fatal celui-ci, lorsqu’elle est parvenue quelques années plus tôt à protéger son fils Cathan des ravages d’un premier. Daemon a eu deux enfants avec elle. Son beau-fils Cathan, qui profite bien de l’époque peace and love et s’en donne à cœur joie dans la consommation de sexe, drogue et alcool, ne le tient pas en haute estime.

Pourtant, ces deux-là vont se découvrir, s’apprécier, se rencontrer jusqu’à s’épauler afin de sauver les héritiers à venir de l’esprit de vengeance des O’Brien contre les O’Callaghan. Aidé de son cousin, Tommy dit Œil-de-chat et de Bres, arrivé d’une Irlande mise à feu et à sang par les Anglais qui devront bientôt se soumettre aux rouquins, Cathan va tout simplement devenir un homme, de manière juste un peu plus brutale que celle que chacun de nous doit vivre pour parvenir à l’âge d’adulte.

Marie-Pierre Bardou vient donc de prouver qu’elle sait aussi parler de ce qui se passe à l’intérieur des êtres. Je le reconnais, c’était peut-être la seule petite chose qui me manquait dans ses précédents livres, excepté L’Heure du Tigre dont je vous ai parlé dans un autre article. Cette fois, avec Dia Linn 7, elle montre qu’elle maîtrise parfaitement toutes les ficelles d’un récit épique.

Et ça, c’est quand même tip-top… si je puis dire 😀

Couv Dia Linn 7

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