Diversité aux EHJ

Logo EHJLes Éditions Hélène Jacob ont pour ambition de couvrir un large panel en matière de genres littéraires. Cela permet d’offrir à tous types de lecteurs des ouvrages qui nourrissent leurs attentes. J’ai pu ainsi découvrir des champs que j’ignorai totalement, par exemple la Fantasy ou la littérature sentimentale. Je ne vais pas vous dire que cela m’a convertie, à mon âge canonique, ce serait surprenant. Mais j’ai eu de belles surprises, avec Emmanuelle Soulard ou Kathy Dorl. Comme celle-ci se trouvait un peu seulette dans sa catégorie des Feel good books, les EHJ ont fait un appel à manuscrit, et le livre de Linem O’Brien a été retenu. Son titre, One Dollar Bill.

Je vous en livre la 4ème de couv :

« Enzo, la trentaine débutante, a posé ses valises et son appareil photo à Washington. Loin de sa famille, de la plupart de ses amis, et surtout, de son passé. Quand au détour d’une réunion, il retombe sur Léa, ce sont des tonnes de souvenirs, des années, des cicatrices et des sentiments qui lui explosent à la tête.

Qu’est-ce qui fait l’amour ? Qu’est-ce qui le défait ?

Deux héros, trois points de vue, deux époques… Comment en trois jours, en un regard, la vie peut-elle chambouler ce qu’elle a mis des années à construire ? »

C’est d’abord le titre qui m’a intriguée. En bonne eastwoodienne, cela m’a rappelée Million dollar baby. Ceci dit, à part le dollar, aucun rapport… 😀

Les points positifs d’abord : une belle écriture, fluide, naturelle, au départ descriptive sans outrance ; des personnages fouillés et crédibles, avec une véritable exploration des sentiments et des coeursémotions nouvelles, de la manière dont les héros les découvrent et les vivent. L’intrigue n’est pas la plus originale, mais sa construction sur deux époques est parfaitement ficelée. La première partie m’a réellement séduite. J’ai eu envie de voir où l’histoire allait nous emporter. N’étant pas de nature sentimentale, je l’ai lue davantage en mode critique qu’en lectrice passionnée. Mais je reste persuadée que les amateurs et amatrices de ce type de fiction y trouveront largement leur compte. J’ai particulièrement apprécié le personnage d’Enzo, même si je reste un peu sceptique par la force de son attachement et son incapacité à « sortir » de son histoire brisée avec Léa. Bon, on est là pour se faire du bien, par pour lire une véritable histoire vécue… Ce n’est pas de l’Angot… 😀  Il y a des moments où j’avais bien envie de le secouer comme un prunier ou de lui donner des coups de pieds au c… Léa et sa mère m’ont moins intéressée. J’ai préféré Emilie chez qui on discerne un véritable tempérament. A vous de les découvrir…

Mon bémol vient de la seconde partie. Elle m’a parue excessivement longue, avec des descriptions trop répétitives, sans doute pour émouvoir le lecteur; Mais je le répète, j’ai un cœur de pierre. Je me souviens, ado, d’avoir lu Le Lys dans la vallée et d’avoir trouvé ça un peu « cucul la praloche ». Et puis ce qui m’a fortement agacée, ce sont ces phrases en anglais qui viennent polluer le texte sans raison. Ok, on est aux States, ok, on parle américain là-bas… Mais même si les propos sont simplissimes à traduire, même pour une brêle comme moi en angliche, cela m’a très vite saoulée. En même temps, heureusement qu’il n’y avait pas la traduction sous forme de notes à chaque fois pour couper le rythme 😦

fanny & félixMa lecture s’est donc faite un peu en diagonale à partir de là, d’autant que la fin était trop évidente et sans grande passion. On a envie de dire, tout ça pour ça…

Enfin, dernière chose. Même si Fanny Mendelssohn, pour qui j’ai une véritable tendresse, m’étant penchée sur son « cas » en 2012, a été sans nul doute le plus grand génie musical méconnu du dix-neuvième siècle, son frère n’était quand même pas une brêle, bien au contraire… 🙂 . Cela a été aussi un aspect du livre qui m’a séduite. La musique classique y est très présente, et même si des curiosités y figurent, comme une pianiste interprétant une symphonie de Mozart avec orchestre (version qui m’est personnellement totalement inconnue…J’attends la référence), j’ai pu me faire la version du livre avec les CD derrière.

Pour résumer, Linem O’Brien a une véritable originalité de ton et n’a à mon sens rien à envier aux Musso et autres Lévy (Je le reconnais, je n’ai lu qu’un titre du second, et là en totale diagonale… 😀 ).

Donc, à toutes celles et tous ceux qui aiment les belles histoire d’amour, lisez One Dollar Bill !

Couv One dollar bill

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