Dans la série « Dia Linn », je demande le numéro 5 !

Je vous préviens tout de suite, il y aura sans doute dans ce blog un article pour les futurs numéros 6, 7 et 8 mpi avril 2014de la série Dia Linn de Marie-Pierre Bardou. Ce n’est pas de ma faute, si vous avez une quelconque réclamation à faire, il faut vous adresser à l’auteure.

Quand je lis une série, je crains toujours d’être déçue par les « énièmes » épisodes, d’autant plus quand les premiers m’ont plu. J’ai souvent l’impression que dans ce genre d’exercice, le créateur a trouvé un filon et en use, puis en abuse.

Ici, rien de tel. Marie-Pierre Bardou a su créer une œuvre de plusieurs tomes, où chacun a sa raison d’être, son thème propre, tout en étant relié aux autres par le fil familial. Il y eut donc l’entrée en matière en Irlande, lors de la grande famine, le suivant où l’on retrouvait l’héroïne dans ses pérégrinations en Louisiane, puis cela continuait dans le grand Ouest, avant de revenir dans le Sud avec la guerre de Sécession (c’est sûr… je sais, elle est éculée, mais je l’adore).

A chaque fois, des personnages du ou des volumes précédents réapparaissent, mais le héros ou l’héroïne change, ce qui donne l’impression de lire un livre spécifique tout en reconnaissant l’ambiance.

Bref ! Cette fois, dans Le Livre de Ryann, « Is ait an mac an saol », nous sommes à Chicago, en pleine époque de la prohibition.

4ème de couv siouplé ? Vos désirs sont des ordres !

Al Capone« Chicago, 1920. La Prohibition vient d’être étendue à tous les États-Unis, pour le plus grand bonheur des clans mafieux, italiens et irlandais, qui se disputent le trafic juteux de la contrebande.

Ryann Noone, le parrain du Valley Gang inféodé aux Irlandais, découvre le cadavre de sa femme assassinée d’un poignard en plein cœur. Commence alors une longue quête à la recherche du meurtrier, mais aussi de sa véritable identité.

Qui est Ryann Noone, dit « Le Corbeau », gamin abandonné et retrouvé quarante-trois ans plus tôt sur un trottoir de Chicago ? Certainement pas « un homme bien ». Manipulateur, violent et sans morale, « Le Corbeau » a un goût prononcé pour le whisky et la drogue. Il s’est hissé au sommet de la hiérarchie des gangs mafieux par la ruse et la force, lui qui ne connaît de son propre passé que son prénom et d’étranges réminiscences… Amis et ennemis, alliés et adversaires s’entremêlent et se confondent, dans un jeu explosif où chaque coup que l’on porte peut se retourner contre soi. Mais Ryann a un atout : il sait manier les cartes comme le mensonge, le poing et le revolver. Reste à savoir si cela lui suffira pour rester en vie…

Is ait an mac an saol’, Le livre de Ryann, est le cinquième tome de la saga Dia Linn : le destin du dernier descendant d’Eileen O’Callaghan, quand la noirceur d’un homme se répand, d’être en être, jusqu’à corrompre le cœur de plusieurs générations. »

Quand j’ai terminé le livre 4 de Dia Linn, je me suis vraiment demandé de quelle façon Marie-Pierre Bardou allait pouvoir rebondir. Le champs des possibles était tellement vaste. Plus que dans les précédents tomes, je me suis attachée au personnage de Ryann, sans doute parce qu’en tant que lectrice, je savais d’où il venait, qui il était, alors que lui l’ignore. Son affrontement quasi filial même si haineux avec Liam, personnage fil rouge maléfique sans lequel Dia Linn n’existerait pas, est superbement dépeint, nous faisant ressentir de manière presque intime les émotions multiples des personnages. En parallèle, apparait un autre personnage,Easter Proclamation of 1916 beaucoup plus solaire, Teagan, émigré d’Irlande à son tour. La rencontre de ces deux êtres que tout oppose et réunit à la fois, permet de lier les deux récits du livre. D’un côté, celui de la guerre sans pitié que se livrent les gangs irlandais et Italiens dans le chicago d’Al Capone. De l’autre, la suite logique de Dia Linn I, avec la guerre d’indépendance irlandaise, les combats de l’IRA menés contre l’armée britannique par la grande figure historique de Michael Collins.

Car c’est un autre atout des ouvrages de Marie-Pierre Bardou, mais ça je l’ai DEJA écrit, donc je sais, je me répète !!! Tant pis ! Donc, il y a chez l’auteure une réelle curiosité historique, une véritable exigence quant à la retranscription des évènements. Même si elle mêle la fiction à la réalité, jamais la première ne vient trahir la seconde, bien au contraire.

Que voulez-vous de plus… ? Vous vous divertissez ? Vous vous enrichissez intellectuellement ? Bref, la vie est belle. Et le livre vraiment bon !

À vos liseuses ! (Existe également en version papier pour les irréductibles ! 🙂 )

Couv Dia Linn 5

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