J’ai failli appeler mon prochain héros Max…

J’ai bien fait de changer d’avis !

M.I.AEn effet, le dernier livre des M.I.A vient de sortir, et il s’appelle… Max ! Ça aurait fait jaser, d’autant qu’un des personnages féminins porte le même prénom qu’un des miens dans mon nouvel opus… Lequel ? Z’aurez qu’à lire les deux livres, vous le saurez !

Bon ! je ne suis pas là pour gloser sur ma prose « sublime » mais pour vous faire la critique circonstanciée de Max. Tout d’abord, je vous donne la 4ème de couv…

«  Le mal absolu existe-t-il ? C’est l’été. Une chaleur étouffante enveloppe La Nouvelle-Orléans, à quelques jours du Satchmo SummerFest qui fait affluer les touristes. Des crimes étranges et particulièrement barbares sortent brutalement la ville de son insouciance estivale. Le vice a-t-il définitivement happé La Nouvelle-Orléans ou la source de cette violence est-elle plus profonde, plus noire, plus animale ? Zachary, ancien flic et détective privé sur le retour, arpente chaque nuit les rues de la métropole. Parviendra-t-il à mettre fin à ce jeu macabre auquel il se retrouve involontairement mêlé ? Mais surtout… découvrira-t-il qui est vraiment Max ? »

Bon voilà, je ne peux pas vous en dire plus et du coup, ce n’est pas facile de  disserter, ou alors je vous fais perdre tout le plaisir de la découverte.

Tout d’abord, le genre… Thriller ? Oui, mais pas seulement… Polar ? Terreur ? Définitivement non ! Fable philosophique ? Mais alors d’un style très très  particulier… Fable philosophico-thrillerienne ou thrillero-philosophique ? On s’approche !

Max, c’est donc – à mes yeux, s’entend – une fable sur le Bien et le Mal, sur bien & malla part d’ombre que chacun de nous recèle intrinsèquement au plus profond de lui, sans parfois jamais l’exprimer, ou alors de manière mesurée, du genre cris, colère, violence physique ou psychologique, et dont parfois on regrette a posteriori l’ampleur, voire la seule naissance.

Notre part d’ombre parle finalement beaucoup plus de nous que ne le fera jamais l’image policée et équilibrée offerte à nos proches, amis, partenaires, collègues, ou simples voisins.

Qui n’a jamais eu envie de tuer quelqu’un ? De faire du mal ? Apparemment gratuitement, mais finalement de façon assez construite. Sauf que l’horreur ne se dit pas en solitaire, ou alors, vous devenez un monstre aux yeux des autres, les « honnêtes » gens dont vous faisiez partie auparavant. L’horreur ne s’assume que dans le collectif. Sans en arriver à l’abomination de l’Holocauste, repensez à des meurtres commis par des groupes où chaque membre se dit « malgré lui » entrainé par les autres…

Bref, en très gros, à la Nouvelle Orléans, des faits pour le moins bizarres, meurtres ou agressions, sont commis par des gens comme vous et moi. JE NE PEUX PAS VOUS EN DIRE DAVANTAGE !!!!!! Désolée… euh, en fait, pas vraiment 🙂

G.Philippe La Beauté du DiableN’allez pas croire pour autant qu’il s’agit d’un remake du mythe de Faust, rendu célébrissime par papa Goethe. Même si Max y fait nécessairement penser, nul trace de libre arbitre n’habite l’ouvrage. Si Faust signe un pacte avec Méphistophélès, dans Max, les personnages sont  totalement utilisés à leur insu comme de simples marionnettes, au point de sombrer dans le désespoir le plus total sitôt que la manipulation prend fin.

Bizarrement, le seul regret que j’ai eu en lisant le livre, c’est d’en avoir trop entendu parler avant sa sortie par ceux qui l’avaient lu. Ils n’ont rien défloré, mais certains ont été tellement dithyrambiques que, as usual, je m’attendais à ENCORE mieux, ce qui ne veut rien dire puisque le livre est déjà TRÈS BIEN… 😀 Ce phénomène m’arrive très souvent, donc en bonne rebelle qui se respecte, je ne lis et ne vois que rarement ce que l’on me conseille de ne rater sous aucun prétexte… Sauf quand je connais déjà l’auteur ou le metteur en scène et que je me fie à ce que je connais d’eux… Comme ça, j’ai mis quelques films à me détourner de Woody, comme de Clint d’ailleurs, que j’ai pourtant A-DO-RÉS ! Et Fred Vargas est mal partie, si vous avez lu ma critique de son dernier bouquin…

Du coup, à quoi bon cette critique ? Ben justement, donner un avis peut-être plus équilibré que d’autres, tout simplement parce qu’il est mien et que je suis une tête de lard… Mais ça, vous commencez à le savoir…

La corde raidePour vous donner quelques pistes, en le lisant, j’ai évidemment repensé au film d’Eastwood, La Corde Raide, poisseux et angoissant à souhait qui se déroule à La Nouvelle Orléans, et également à Ça de Stephen King, pour la référence au Bien et au Mal, et aussi à la part de fantasme mortifère qui végète en chacun de nous. Le personnage principal, Zach (et non Max… Éh, éh… je vous sens largués), est le genre solitaire malgré lui que j’adore, et fragilisé par une maladie incroyable et épuisante. L’autre personnage phare, Abigail, m’a vraiment impressionnée par sa force et sa foi en un futur possible. Les autres, plus fugaces, sont très bien appréhendés dans Couv Caleurs émotions, leurs ressentis, leurs paradoxes, leur terreur aussi face à l’incompréhensible… L’écriture démarre très fort et continue crescendo de chapitre en chapitre… Jusqu’à l’apothéose… Et ce n’est pas nécessairement celui que vous croyez qui va gagner… Mais gagne-t-il/elle finalement ?

Je vous ai dit que je ne dirai RIEN ! 😀

Enfin, par pitié, ne vous arrêtez pas au premier chapitre, qu’un crétin a décrit en commentaire sur Amazon comme pornographique ! Il est certes violent, mais indispensable pour entrer dans la logique du livre. Ceci dit, les propos de cet olibrius me permettent finalement de vivre le livre, car ma part d’ombre s’est brusquement réveillé en lisant sa prose inepte, et je me suis dit que je pourrais, je dis bien pourrais lui souhaiter d’endurer le martyr que vit une des personnages… Lisez Max… 🙂

couv max

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