Je viens d’appuyer sur le gros bouton vert…

Kezako ?

bouton vertDans le langage codé des auteurs EHJ, cela signifie que je viens d’envoyer mon nouveau bébé à mon éditeur… et que j’ai les chocottes, les foies, la trouille, les grelots, la pétoche, je vous en passe et des meilleurs…

Ce petit nouveau, dont je ne vous dirai rien, primeur est donnée aux béta-lecteurs/trices, je ne pouvais plus le voir en peinture, à force de le lire, le relire, le re-re-lire. Donc, je suis plutôt soulagée de m’en être « débarrassé ». À vrai dire, je n’ai pas compté le nombre de relectures effectuées depuis plusieurs semaines, mais il y avait de quoi devenir handicapée du bulbe, trépanée de la ciboulette, lobotomisée des méninges.

Pourtant, c’est un passage incontournable, par respect : pour le lecteur d’abord et évidemment, que le récit soit à la fois cohérent, écrit dans une langue correcte, même si argotique, imagée, voire fleurie ; respect pour soi-même ensuite.

Je lis trop souvent sur les blogs et autres sites consacrés à l’écriture, je vois dans les vidéos de « formation » à l’écriture, que l’orthographe ne serait qu’un pis-aller, la grammaire une empêcheuse de tourner en rond, la syntaxe une torture de gestapiste.

Et là, sincèrement, je reste pantoise, déconfite, soufflée, estomaquée, abasourdie…

chirac orthographeMa langue – notre langue ! – est si belle, si riche, si difficile aussi, comme un bel objet – vous remplacez objet par ce que vous voulez, suivant vos préférences sexuelles ! 😉 – qui s’envisage, se convoite, se mérite, et ne se donne enfin qu’à celles et ceux qui ont fait l’effort de la découvrir.

Je me souviens de mon grand-père, homme cultivé et instruit même s’il avait quitté l’école à l’âge de 12 ans. Il ne faisait pas une faute, nous culpabilisant presque, nous les petits ânes qui estimions déjà à l’époque que nos instituteurs/trices nous enquiquinaient ferme à nous corriger nos dictées en rouge.

Bien sûr, mon nouvel opus peut être mauvais. C’est une éventualité que j’envisage très sérieusement depuis le jour où j’ai envoyé mon premier manuscrit à un éditeur. Cependant, je détesterais qu’il tombe de surcroît des mains dudit éditeur parce que mal construit, mal orthographié, bref, illisible à ses yeux de professionnel amoureux de la langue française.

Alors pitié, mesdames et messieurs les « zauteur(e)s », relisez, corrigez, utilisez tous les outils que le web met à votre disposition, au besoin, réapprenez ou révisez vos bases de grammaire. Oh, pas toutes, laissez un peu de travail aux relecteurs/trices et éditeur/trice… 😉 Mais uniquement ce qui ressort de leur expertise, et non ce que chacun de nous aurait dû apprendre à l école primaire…

Et je sais de quoi je cause, je suis fâchée avec l’accord du participe passé avec le verbe avoir… 😀

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4 réflexions sur “Je viens d’appuyer sur le gros bouton vert…

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