Vienne !

Vienne est un vieux rêve… Il est donc devenu réalité. Là, je suis certaine que vous vous dites en vous-même Elle est Sissi 1mignonne, Vienne, à la fois si proche et si conventionnel… Ou encore… Ah oui, normal, c’est une fille, son vieux rêve est en fait le fantasme de Sissi… N’essayez même pas de chercher en moi des relents nauséabonds, je les fuis comme la peste tellement ils m’insupportent et sont aux antipodes de mes idées !

Non, Sissi n’y est pour rien, et heureusement qu’Alain Delon a permis à Romy Sissi 2Schneider de relancer sa carrière avec La Piscine, sinon elle ne serait restée dans ma mémoire qu’une dinde en meringue ! Quitte à la voir en impératrice, je préfère l’Élisabeth du Ludwig de Visconti à la greluche de la série !

Vienne a germé il y a très longtemps, quand je ne pensais pas encore à voyager… Beethoven busteVienne, c’était Beethoven avant toute chose. Même si mon génie préféré est né à Bonn, je n’ai jamais eu envie d’aller visiter cette bourgade teutonne, et peut-être ai-je tort car quand je regarde la page Wikipédia ou le site de la ville, cela a l’air bien tranquillou, en plus sur les bords du Rhin…

Bon, je l’admets, je fais partie de ces fous qui aiment la germanitude, goûtent la langue de Goethe même s’ils ne font que la baragouiner. Après Beethoven, il y eut la découverte de tous les autres, Wolfie, Schubert, Brahms, Schumann, Mendelssohn, je sais je mélange les Allemands et les Autrichiens, qui se sont bien mis sur la figure pendant des siècles, un peu comme nous et les angliches.

Vienne donc… L’attrait devint engouement avec Mahler, Klimt, Freud, Zweig, Schnitzler et les autres, Olbrich ouKlimt Wagner (l’architecte, pas le mari de Cosima). Cette fin de dix-neuvième et ce début de vingtième, qui vit l’anéantissement de la dynastie des Habsbourg, époque charnière, où l’art s’épanouit comme jamais, rivalisant de créativité avec sa grande rivale Paris.

Bref, Vienne n’est pas la destination la plus révolutionnaire ni exotique… N’empêche que la ville et ses habitants m’ont séduite et que même si cela vous ennuie, je risque de vous en reparler au fil de ces pages… et toc !

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4 réflexions sur “Vienne !

  1. Agnès, alors là, j’en reste bouche bée. Je me suis promenée sur ton blog qui est bien construit et contient une mine d’informations. En plus, j’ai la joie de te voir et de t’entendre dans des émissions aussi prestigieuses que France inter et France musique. Tu es si à l’aise et si cultivée ! Tu défend remarquablement les femmes. Un vrai bonheur. Je suis très fiere de te connaître. Amitiés. Manou

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  2. Merci Manou, c’est très gentil à toi, j’ai eu de la chance pour FI & FM, et ce fut assez drôle à faire, sans jamais me prendre au sérieux, j’ai eu mon quart d’heure de célébrité, comme disait Warhol 🙂 Et les droits des femmes sont en effet un de mes chevaux de bataille… Quant à la culture, restons modestes… 😉

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  3. Bonjour Agnès, c’est la première fois que je t’écris (puis-je dire « tu » ?) depuis que j’ai découvert ton blog. J’aime lire, c’est un fait, mais ce qui m’a remué profondément, c’est lorsque tu as évoqué ta découverte de Beethoven, particulièrement. Je suis revenu instantanément à l’âge d’une douzaine d’années, lorsque j’ai eu la même révélation, et, me semble-t-il, de la même manière. J’adore la musique classique, mais pas seulement, et dans le classique de nombreux compositeurs et de nombreuses œuvres. Mais rien n’égale pour moi Beethoven, à la fois l’œuvre et l’homme. Et aujourd’hui, lorsque je lis ces quelques lignes sur ton passage à Vienne, je ne peux m’empêcher de penser à ma propre découverte de Vienne (je n’y suis allé qu’une fois, avec deux copains, en 1967). Bien sûr, le Prater, bien sûr une foule de belles choses… Mais surtout la petite cour de la maison de Beethoven à Heigenstadt, où il rédigea son « Testament » Quelle émotion ! Merci à toi de cette occasion de déceler une communauté de sensations. GérardB.

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  4. Merci de ton commentaire Gérard. Oui, Ludwig reste pour moi, la référence incomparable. Je n’ai pas eu le temps d’aller à Heiligenstadt (ni à Grinzing sur la tombe de Mahler, d’ailleurs 😦 ), mais je suis allée voir une de ses maisons à Vienne, près du BurgTheater, et davantage que la maison, c’est le lieu dans son ensemble, être sur le trottoir que Beethoven a arpenté, être dans la ville où il a vécu, créé, … Oui, à la différence d’autres compositeurs, il y a le compositeur ET l’homme, ce démocrate épris de liberté, admirateur de Bonaparte et fustigeant Napoléon. Je crois que ma conscience de démocrate est née avec Ludwig, finalement… 🙂

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