Dia Linn, le retour…

Si je ne m’abuse, je vous ai déjà parlé de la saga (j’aime pô ce mot, ça fait guimauve), ou de la série (ça fait téloche)… Bon Mpi Bardoubref, comme dirait Pépin, de l’histoire en plusieurs volumes qu’a entrepris d’écrire Marie-Pierre Bardou, et dont le titre unificateur est Dia Linn...

Dia Linn ? Kesako ? Non, ne commencez pas à me chercher des noises, il faut que je replonge dans wikipédia pour vous apprendre que cela signifie God bless you en irlandais, ou plutôt en gaélique irlandais, langue celtique indo-européenne appartenant comme chacun sait au groupe des langues gaéliques (Toujours merci à Wiki !)

Je reprends ! Dia Linn IV, vient après Dia Linn I,  Le livre d’Eileen partie 1 : Terra Mahurr (la terre du pays de mon père), Dia Linn II,  Le Livre d’Eileen partie 2 : As baile (loin de chez soi), et Dian Linn III, Le Livre de Wyatt : Díoltas (Vengeance). Son titre complet est Dia Linn IV, Le Livre de Neve : Une Bealach (ouvrir la voie). Ouf !

As usual, je vous appâte avec la 4ème de couv : Une Bealach : c’est le cri de guerre de la Fighting 69, le plus célèbre des régiments de la brigade irlandaise engagée dans la guerre de Sécession, dans le camp de l’Union. Une Bealach : « ouvrir la voie », en gaélique. Ouvrir la voie face à ses frères, devenus ennemis pour avoir choisi le camp des rebelles ; ouvrir la voie pour gagner sa place dans ce pays encore neuf mais déchiré par la guerre civile. Neve et Neal, les jumeaux d’Eileen, devront également trouver leur voie, écrire leur livre pour mettre leurs pas dans ceux de Wyatt et de son étrange testament. Leur oncle Wyatt a tout abandonné pour retrouver ses enfants, partis avec Ugo et Jolene dans les plaines. Horrifié par le meurtre qu’il a laissé son frère de sang commettre, il choisit l’exil et la vie avec les Indiens. La jeune Neve est aux commandes de la plantation, son frère Neal ne rêve que de combats malgré son jeune âge, Aïdan tente de faire sa place dans ce pays à feu et à sang… et Liam expie ses fautes de la plus terrible des manières… Le tome IV de Dia Linn, Une Bealach, est la fin d’un monde. Les O’Callaghan et leurs proches – ceux qui survivront aux batailles, aux flambées de haine du Ku Klux Klan, aux premiers soubresauts de révolte de la vieille Irlande après la Famine, aux guerres indiennes… – ceux-là ne pourront, peut-être, pas échapper à une autre sorte de violence. Celle, plus intime, qui croît dans le cœur des hommes lorsqu’on leur a enlevé leur âme.

Bon, je vous l’avoue tout de suite, je suis réellement très satisfaite de ce volume. Avant de pondre ce billet, j’ai relu ceux que j’avais faits pour les précédents. Le premier livre se déroule en Irlande et m’a bien accrochée. Le second également, mais je me suis sentie plus détachée des personnages. Je le reconnais, même si le troisième est bon, encore une fois les personnages principaux, notamment les deux teigneux qui se cherchent des poux dans la tonsure, m’ont un peu lassée par leurs escarmouches sanglantes.

Pour Dia Linn IV, il a fallu que ma « vie privée » me supplie d’éteindre la lumière pour que j’accepte de laisser ma lecture en suspens. Nous sommes donc au bon vieux temps de la boucherie que fut la Guerre de Sécession. Ce que j’ai vraiment aimé, outre toutes les qualités que j’ai déjà reconnues à Marie-Pierre Bardou précédemment – qualités de style et d’écriture, imagination et créativité, précision des faits historiques – c’est la construction du récit : une même époque est vue au travers des principaux personnages, leurs émotions, leurs objectifs, leurs sentiments, leurs peurs et leurs désirs. Cela permet fort joliment à l’histoire de s’enraciner, avant un nouvel envol, et de s’achever sur un suspense… qui donne envie de lire très vite le tome V, impression de manque que je n’avais pas eu à la fin du 3ème tome. J’ai également apprécié que les personnages, à mon sens un peu trop caricaturaux, trouvaient enfin une réelle épaisseur.

Et puis il y a le regard sur une Amérique qui disparait et son pendant qui advient, la chute inexorable du Sud, l’extermination génocidaire de la culture indienne, l’abolition forcée et subie de l’esclavage et l’avènement de la ségrégation raciale. Sans entrer dans les détails pour ne pas déflorer l’histoire, j’aime particulièrement le destin de Désirée, la belle créole que je trouvais très très froide dans les volumes précédents. Cette nana me plaît ! En ces temps où les États-Unis peinent à afficher une vraie figure de démocratie, je trouve que ce livre apporte une vision aiguë et impartiale des racines intrinsèques de ce beau pays, que l’on ne peut s’empêcher d’aimer et d’admirer même s’il peut se révéler méprisable, voire haïssable dans ses pires excès

Autant vous prévenir tout de suite, lire Dia Linn IV, Le Livre de Neve : Une Bealach sans avoir lu les tomes précédents n’a que peu d’intérêt, car vous serez OBLIGÉ de les lire, donc autant commencer par le début 😀

Mais vous êtes chanceux, car la trilogie est à prix préférentiel en cliquant sur l’image !

Couv Dia Linn & à 3Et le 4ème, pour tous ceux qui ont déjà lu les trois premiers ou vont les lire fissa !

Couv Dia Linn 4

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3 réflexions sur “Dia Linn, le retour…

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