Beethoven, 16 (ou 17) décembre 1770

Je ne pouvais laisser passer ce jour, voire ces jours puisqu’à priori il y a léger doute sur la date, sans évoquer celui qui fut le fondement de ma passion pour la musique classique.Beethoven buste

Beethoven est pour moi avant tout Ludwig, celui par lequel j’ai découvert et continue de goûter, d’adorer, un art dont je ne saurais me passer. Je le reconnais, je ne suis pas musicienne, juste mélomane. Sans doute est-ce le seul regret de toute ma vie, de taille, certes, mais auquel je survis grâce à l’écoute quasi permanente de ces chef-d ‘œuvres qui m’ont bercée durant des années, dont je ne me lasserai jamais.

Ludwig, ce furent d’abord les grandes symphonies, la 5ème et la 9ème, la 3ème et la 7ème, le concerto de l’Empereur, et les sonates les plus fameuses – Pathétique, Mondschein, Appassionata. Les beethovenpremiers disques achetés avec mes deniers furent ceux de Ludwig, en général sous la direction de Karajan, que je trouvais fichtrement séduisant avec son air profond et son mâle visage, même s’il eut, et je l’appris plus tard, quelques amitiés pour un régime que je ne nommerai pas, sans qu’il le cautionna vraiment. Opportunisme, quand tu nous tiens…

Ludwig, c’est aussi une personnalité si fréquemment décrite : solitude, humanisme, démocratie, liberté, bref, valeurs qui me parlent et sont miennes depuis toujours.

Ludwig, c’est enfin celui par lequel je fis connaissance avec tous les autres. Brahms, Mendelssohn, Mozart, Schumann, Haydn nécessairement, et après Mahler, ma seconde passion, Bruckner, Strauss, … et tous les autres.

Ludwig, j’ai son buste sur le piano, et son masque mortuaire au-dessus de la cheminée. C’est plutôt Beethoven masque mortuairedrôle, on a l’impression qu’il va sortir du mur… 🙂

Ludwig n’est peut-être plus celui que j’écoute le plus, même si ses quatuors à présent, me sont de vrais moments de béatitude et ses opéras – Oui « ses » opéras, avec Léonore et Fidélio, complémentaires et indissociables -, mais il reste celui auquel je reviens, qui sait m’émouvoir là où plus rien ne me touche, me transporte vers des sommets insoupçonnés et qui reflètent tellement le génie que cet homme posséda en lui.

Et cette ode, pur moment de pure jouissance… forcément par Furtwängler pour la liberté et l’amour de l’humanité !

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