Les débuts…

Snoopy+vertical

Voilà le lot de tout apprenti écrivain, sauf s’il a un nom fameux, est issu d’une famille célèbre, est un petit génie, réussit un « coup », ou tout simplement a une sacrée p….. de chance…

J’ai lu récemment plusieurs ouvrages d’Anne Wiazemsky et j’avoue ne pas savoir au juste quoi en penser. Rien à dire sur le style, de facture classique et sans grande originalité, bien propre et carrément reposant. Quant au fond, je m’interroge…

Certes, la dame a l’inestimable avantage d’être la petite fille de François Mauriac et d’avoir eu comme pote de jeunesse un Gallimard… Dans une escarcelle, cela fait plutôt bien et peut servir à ouvrir pas mal de portes… Mais la question se pose d’autant plus, ses ouvrages ont-ils été publiés du fait de son talent ou de ses relations ?

J’ai lu le premier de la série, Mon enfant de Berlin, parce que je reste curieuse de la vie des berlinois à la fin de la guerre. Berlin est une ville magique et symbolique, et dont les habitants ont énormément souffert. J’ai plutôt été satisfaite de l’atmosphère, du fond et de la forme, même si aucune originalité ne transpirait de l’ensemble.

J’ai donc poursuivi ma découverte de l’auteure et ai enchainé avec Une année studieuse, par pure curiosité. Mon côté Pipole… 🙂 L’ouvrage relate en effet le début de la relation et le mariage de l’auteure avec Jean-Luc Godard, puis le tournage de La chinoise. Cela ne m’a pas apporté grand chose, le cinéaste y est dépeint de manière plutôt sympathique, voili voilou…

Après, pourquoi ai-je acheté Jeune fille et Une poignée de gens ? Le premier retrace la relation d’Anne Wiazemsky avec Robert Bresson durant le tournage d’Au hasard Balthazar… Guère transcendant, l’attirance quasi incestueuse même si jamais consommée d’un vieux monsieur avec une jeunette, l’influence perverse du maître sur l’élève, les états d’âme encore adolescents de la seconde vis-à-vis de sa mère, rien de neuf sous le soleil…

Pour le second livre, l’intérêt était de découvrir une approche de la vie des nobles à l’aube de la Révolution russe. La dame a-t-elle idéalisé la vie et les personnalités de ses ancêtres russes ? Bref, trop blanc d’un côté (sans jeu de mot), trop noir de l’autre… Je le reconnais, j’aime bien les palettes de gris, je ne crois pas au tout bon, tout méchant.

Et se pose toujours ma question du départ. L’apprenti écrivain a-t-il une réelle chance d’être édité s’il n’a pas dans son réseau relationnel de quoi le faire émerger du lot ? Le cas Le Clezio peut-il se reproduire ? Sans doute, il faut y croire.

Heureusement, une poignée de résistants s’organisent pour donner la parole, enfin la plume, ou plutôt le clavier, à ceux et celles qui ne seront jamais repérés dans la masse des tapuscrits envoyés aux « grandes maisons »

M’en fous ! J’aime bien les précurseurs… 🙂

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