On prend les mêmes…

Parce que Henning Mankell me manque déjà, bien que disparu voilà seulement un peu plus d’un an, lorsque j’ai vu chez ma libraire sarzeautine le livre Les bottes suédoises, je me suis empressée dehenning-mankell vouloir l’acheter. Mais ladite libraire, qui m’en a chanté les louanges, m’a conseillée de lire d’abord Les chaussures italiennes. Ce que j’ai fait ce début de week-end, un peu bloquée dans mon chez-moi par la première tempête de l’automne ! Sur la couverture de celui-ci, « on » me dit clairement qu’il s’agit du chef-d’œuvre de Mankell… Jusqu’au prochain manuscrit découvert par hasard dans un carton ? Coup de communication, marketing envahissant qui prétend me dire ce que je dois penser…M’énerve !

De tout cela, me reste un goût de mitigé, que j’ai envie de partager avec vous. Les livres qui m’enchantent, m’emportent, me transportent même, sont de plus en plus rares, je l’admets. Est-ce une forme de lassitude ? Un trop plein de lectures depuis que je me suis plongée seule comme une grande dans mon premier Oui-Oui ? Je l’ignore. Mais souvent, là où les autres lecteurs tressent des couronnes de laurier, je demeure perplexe. Je remarque que cela vaut aussi pour les films dont on me parle avec enthousiasme et qui m’apparaissent… Bof…

Cela a été le cas pour cet opus de mon ami Henning.

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Genèse d’un polar…

Le 14 novembre 2015, il y a presque un an, j’étais invitée avec une autre auteure, Fabienne Thomas, par Daniel Raphalen pour participer à son émission, « Bouquins en Bretagne », sur AlterNantes FM.

Je me suis donc réveillée tôt, sachant que j’avais plus d’une heure de route pour aller jusqu’à la capitale des Ducs de Bretagne depuis ma chère presqu’île.cafetiere-thermos

À la maison, je me lève toujours en premier. Je bénéficie d’une bonne capacité à faire fonctionner mon corps, même si mes neurones sont un peu plus lents à la détente🙂. Descendue dans la cuisine, mon premier geste est pour la cafetière-thermos, préparée la veille pour ne pas courir le risque de mitonner un café trop fort ou trop fade du fait de l’endormissement encore présent au réveil.

Le second geste est d’allumer la radio, toujours branchée sur France Inter dans la cuisine, du moins, quand j’y suis.

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L’autre « Dany »

À une époque où le temps semble manquer – mais certains diraient, le temps existe-t-il seulement ? – se plonger dans L’Art presque perdu de ne rien faire de Dany Laferrière ressemble à une véritable bouffée d’oxygène.

Tout d’abord, honte sur moi, j’ignorai tout de Dany Laferrière avant qu’il ne soit pressenti pour devenir Immortel, puis élu pour prendre le siège de Hector Biancotti. Je le connaissais de nom, évidemment, mais n’avais jamais lu aucun de ses livres. En allant dans ma petite libraire de la Presqu’île de Rhuys, son livre sur lequel trônait une photo de son visage énergique, au regard aiguisé et bienveillant, a attiré mon attention. Le titre ensuite. Moi qui suis à la base une cossarde quasi professionnelle, même si je me soigne, qui adore les après-midi passés dans la chaise-longue à rêvasser, lire, regarder les oiseaux, les chats, les papillons, dormir… et parce que je me « soigne », me lever tous les quarts d’heure parce que le temps ne coule pas assez vite (je suis une grande malade !), nécessairement, je ne pouvais qu’être ensorcelée par cet Art presque perdu de ne rien faire.

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Plaire ou ne pas plaire…

Quand on écrit, finalement, que l’on soit connu ou pas, reconnu ou pas, on le fait d’abord pour soi. Enfin, j’écris d’abord pour moi. Agnès, ne généralise pas, mon petit… J’admets, je me parle beaucoup à moi-même, j’apprécie ma conversation, et j’en banderolle 2profite… 😀

Schizo, la fille ? Peut-être… Mais, revenons à nos moutons !

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5ème reco estivale !

Le tome 2 des Affligés, Désolation, nouvelle trilogie des M.I.A, alias Hélène Jacob et Sébastien Cerise, est « enfin » paru. Je pourrais clore d’ores et déjà mon article en écrivant simplement : « Bon, ben c’est pas tout ça, à quand le troisième ? ».

M.I.ASuis-je assez explicite ou souhaitez-vous quelques précisions ? Évidemment ! Je me doutais bien que je n’allais pas m’en tirer aussi facilement !

Alors ! Nous sommes toujours à Dor-Thimlin, République pas vraiment cool puisque les temps dits Sombres se sont abattus sur le territoire. Notamment, certains habitants sont victimes d’un mal qui les transforme en êtres misérables encore plus sauvages que des animaux. Pas joli à voir et je comprends Caradog de chercher à les buter tous… Qui est Caradog ? Lisez le livre, vous découvrirez ce géant fort sympathique quand il ne zigouille pas des dégénérés🙂.

Je poursuis ! D’autres citoyens au contraire, sont dotés de pouvoirs surnaturels, regroupés communément sous l’appellation du Don. Pour certains d’entre eux, ils ne le savent même pas ou ne se souviennent pas de sa provenance ni de quelle manière l’utiliser. De plus, celui-ci est en passe de s’étioler, voire de disparaître si personne n’y met bon ordre. Sous la conduite de Naryë, sacrée nana pas nécessairement sympathique, mais passablement obstinée dans sa mission, une poignée d’Observateurs, Guérisseurs, Ensorceleurs, Manipulateurs et Invocateurs se fixent pour objectif de mettre fin à l’Affliction et de remédier à l’anéantissement du Don.

Bref, en un mot comme en sens, ce n’est pas la joie !

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4ème reco estivale…

Je vous ai parlé des précédents opus de Marie-Pierre Bardou, et plus mpi avril 2014spécifiquement ceux de la série Dia Linn… Vous savez cette famille à la fois bizarre et extraordinaire qui, de l’Irlande dévastée par la famine jusqu’à l’Australie des bagnards et des migrants, l’Amérique des pionniers et des créoles, se déchire, se retrouve, se réconcilie, s’entretue, mêlée toujours à la grande Histoire et aux personnages célèbres qui l’ont faite.

Vous vous demandez sans doute ce que je vais pouvoir vous raconter de plus concernant le tome 7, avant-dernier de la série, et que personnellement j’ai trouvé le meilleur de tous, en attendant le suivant, qui a donc tout intérêt à bien se tenir…🙂

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3ème reco estivale !

Comme l’été est la période de l’année durant laquelle chacun trouve le temps de s’intéresser à des ouvrages plus étoffés, je vais aujourd’hui vous entretenir d’un roman découvert grâce à deux expertes qui l’ont encensé, m’ont fortement encouragée à le lire robert moranet ne se sont pas trompées.

Elles ont pour ce faire, évoqué Marcel Pagnol et Pearl Buck, espérant ainsi m’allécher. Bien leur en a pris. Pour le premier, je l’ai dévoré durant mon adolescence. Au moment de sa mort, un professeur de français un brin loufoque, mais qui pouvait aussi s’avérer de bon conseil, nous a mis sur sa voie. La seconde, je reconnais ne pas l’avoir beaucoup lue, même si je conserve un souvenir assez précis de Vent d’Est, Vent d’Ouest ? Ce roman publié en 1930 demeure d’une modernité éblouissante, faisant s’affronter le grand choc des civilisations occidentales et orientales.

J’ai également beaucoup pensé à Beauvoir pour les souvenirs d’enfance, la découverte des relations des adultes entre autres, les prises de conscience et les choix personnels.

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