Plaire ou ne pas plaire…

Quand on écrit, finalement, que l’on soit connu ou pas, reconnu ou pas, on le fait d’abord pour soi. Enfin, j’écris d’abord pour moi. Agnès, ne généralise pas, mon petit… J’admets, je me parle beaucoup à moi-même, j’apprécie ma conversation, et j’en banderolle 2profite… 😀

Schizo, la fille ? Peut-être… Mais, revenons à nos moutons !

Lire la suite

5ème reco estivale !

Le tome 2 des Affligés, Désolation, nouvelle trilogie des M.I.A, alias Hélène Jacob et Sébastien Cerise, est « enfin » paru. Je pourrais clore d’ores et déjà mon article en écrivant simplement : « Bon, ben c’est pas tout ça, à quand le troisième ? ».

M.I.ASuis-je assez explicite ou souhaitez-vous quelques précisions ? Évidemment ! Je me doutais bien que je n’allais pas m’en tirer aussi facilement !

Alors ! Nous sommes toujours à Dor-Thimlin, République pas vraiment cool puisque les temps dits Sombres se sont abattus sur le territoire. Notamment, certains habitants sont victimes d’un mal qui les transforme en êtres misérables encore plus sauvages que des animaux. Pas joli à voir et je comprends Caradog de chercher à les buter tous… Qui est Caradog ? Lisez le livre, vous découvrirez ce géant fort sympathique quand il ne zigouille pas des dégénérés:-).

Je poursuis ! D’autres citoyens au contraire, sont dotés de pouvoirs surnaturels, regroupés communément sous l’appellation du Don. Pour certains d’entre eux, ils ne le savent même pas ou ne se souviennent pas de sa provenance ni de quelle manière l’utiliser. De plus, celui-ci est en passe de s’étioler, voire de disparaître si personne n’y met bon ordre. Sous la conduite de Naryë, sacrée nana pas nécessairement sympathique, mais passablement obstinée dans sa mission, une poignée d’Observateurs, Guérisseurs, Ensorceleurs, Manipulateurs et Invocateurs se fixent pour objectif de mettre fin à l’Affliction et de remédier à l’anéantissement du Don.

Bref, en un mot comme en sens, ce n’est pas la joie !

Lire la suite

4ème reco estivale…

Je vous ai parlé des précédents opus de Marie-Pierre Bardou, et plus mpi avril 2014spécifiquement ceux de la série Dia Linn… Vous savez cette famille à la fois bizarre et extraordinaire qui, de l’Irlande dévastée par la famine jusqu’à l’Australie des bagnards et des migrants, l’Amérique des pionniers et des créoles, se déchire, se retrouve, se réconcilie, s’entretue, mêlée toujours à la grande Histoire et aux personnages célèbres qui l’ont faite.

Vous vous demandez sans doute ce que je vais pouvoir vous raconter de plus concernant le tome 7, avant-dernier de la série, et que personnellement j’ai trouvé le meilleur de tous, en attendant le suivant, qui a donc tout intérêt à bien se tenir…:-)

Lire la suite

3ème reco estivale !

Comme l’été est la période de l’année durant laquelle chacun trouve le temps de s’intéresser à des ouvrages plus étoffés, je vais aujourd’hui vous entretenir d’un roman découvert grâce à deux expertes qui l’ont encensé, m’ont fortement encouragée à le lire robert moranet ne se sont pas trompées.

Elles ont pour ce faire, évoqué Marcel Pagnol et Pearl Buck, espérant ainsi m’allécher. Bien leur en a pris. Pour le premier, je l’ai dévoré durant mon adolescence. Au moment de sa mort, un professeur de français un brin loufoque, mais qui pouvait aussi s’avérer de bon conseil, nous a mis sur sa voie. La seconde, je reconnais ne pas l’avoir beaucoup lue, même si je conserve un souvenir assez précis de Vent d’Est, Vent d’Ouest ? Ce roman publié en 1930 demeure d’une modernité éblouissante, faisant s’affronter le grand choc des civilisations occidentales et orientales.

J’ai également beaucoup pensé à Beauvoir pour les souvenirs d’enfance, la découverte des relations des adultes entre autres, les prises de conscience et les choix personnels.

Lire la suite

Plaisir de la biographie

Est-il si essentiel de connaître la vie d’une personnalité pour mieux comprendre son travail ? Appréciera-t-on davantage celui-ci si l’on découvre ce qu’il/elle fut en tant qu’être humain, dans son quotidien et ses rapports à ses contemporains ? Pour ma part, j’en suis convaincue, non pas que cette démarche soit obligatoire (l’on n’en sortirait pas !). Cependant, une œuvre prend légitimement une tout autre dimension dès lors qu’on la lie avec les évènements de l’existence de son créateur, quelle que soit sa discipline.

J’ai souvenir de la biographie de Gustav Mahler, véritable somme rédigée dans les années 80 par Henry-Louis de Lagrange, Gustav-Mahlerlequel a voué sa vie et son travail à ce compositeur exceptionnel. J’ai fait le choix, après avoir entendu deux symphonies de l’artiste (La 1ère et la 5ème), de les découvrir toutes au fur et à mesure de ma progression dans le cours de sa vie. La force de Lagrange est d’avoir construit une véritable histoire, presque un roman. Et si le lecteur veut aller plus loin, une somme de notes est adroitement insérée dans le texte lui-même, ce qui évite les aller-retour acrobatiques entre le récit et les annexes en fin d’ouvrage. Quand celui-ci compte près de mille pages et pèse son poids, je peux vous assurer que c’est fort confortable. Le livre est devenu aujourd’hui LA référence pour qui veut découvrir Mahler, et c’est exceptionnel dans l’histoire de la biographie.

Lire la suite

2ème reco estivale !

Je sais que je vous agace à parler souvent des mêmes auteur(e)s… Je suis un peu du genre obsessionnel, vous l’avez compris ? J’aime les histoires que raconte un écrivain ? Alors je dévore tout ce que je peux trouver de lui ou d’elle.

Mpi BardouJ’ai découvert Marie-Pierre Bardou en intégrant le catalogue des Éditions Hélène Jacob. Et je ne fais pas QUE la promo de mes copains romancier(e)s ! Allez un peu voir tous les livres publiés par cette jeune et chouette maison d’édition écologique et associative. Finalement, je n’ai pas vanté un si grand nombre de titres, même si je le reconnais, j’ai quelques marottes.

Marie-Pierre est donc une de celles-ci. Pourquoi ? Ben si vous ne l’avez pas ENCORE découverte, tout bonnement parce qu’elle écrit bien ! De plus, ses livres mêlent astucieusement de belles histoires à la grande (Histoire) (Série Dia Linn) ou à des faits de société. Et lire intelligent, ça ne peut pas faire de mal, au contraire !

Pour calmer le jeu, et toujours si vous êtes fidèle lecteur/trice de ce blog, je sais AUSSI me montrer objective. Deux ou trois de ses livres m’ont un peu laissée sur ma faim.

Lire la suite

1ère reco estivale !

Le livre dont je veux vous parler aujourd’hui est une très jolie fable. Elle raconte l’histoire d’un homme venu de très loin pour sauver sa fille. Celle-ci s’est perdue dans les méandres d’un pays tropValerie Hervy différent du sien, un de ces faux eldorados qui attire sans raison apparente des centaines de milliers de réfugiés et migrants de tous horizons. Cette fable évoque des destins contraires. Dans un premier temps, chacun est obligé de côtoyer l’autre, puis découvre très vite qu’il n’est pas nécessairement à l’enfer dès lors que l’on sort de ses petits schémas rassurants et égoïstes. Il suffit de reconnaître l’empreinte magique de l’amitié et de la solidarité conjuguées.

Valérie Hervy a un terrible défaut ; elle ne publie pas très souvent, et c’est dommage. En même temps, peut-être a-t-elle besoin de temps pour écrire si joliment, ce temps que chacun de nous trouve trop court sans jamais en profiter vraiment.

Bon, j’arrête ma philosophie à deux sous.

Valérie Hervy nous avait déjà donné un recueil de nouvelles, Esquisses d’Elles, qui m’avait beaucoup plu par la justesse des portraits de femmes qu’il traçait. Je vous en avais parlé dans un de mes articles. Mais cet ouvrage remontait à 2014 et j’avais très envie de lire autre chose de la dame. J’ai eu la chance de la croiser lors du Salon du Livre de Drefféac (elle est nantaise et moi, sarzeautine d’adoption) et j’ai pu constater que la femme était aussi agréable à fréquenter que l’écrivaine.

Lire la suite